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La voix des Natifs de la tortue américaine

La voix des Natifs du continent américain Quel est la place du chant chez les Autochtones d’Amérique du Nord. La place du chant dans le quotidien.

la voix de Natifs

La voix des Natifs : le cœur de la terre

 
 
Chants amérindiens Pipe et bâton de parole
 
Je vais essayer de me consacrer un peu plus à la dynamique de ce blog d’auteur. 
Puisque j’ai écrit un roman sur les Amérindiens Fiction sur la quête et la mission d’un amérindien, je partage ici ce qui habite le cœur de ces Nations: le chant.  

Au quotidien

Chaque jour débute par un chant. Avec la danse, il accompagne l’existence des humains.
De tout temps, les femmes et les hommes ont fait vibrer leurs cordes vocales de chants religieux, communautaires, guerriers, de guérison et de deuil. Des chansons à l’unissons, des heures ou des jours durant. Pour exprimer la spiritualité, elles et ils contaient leurs songes ou visions, remerciaient les esprits des dons de la Mère. Pour souder le clan, elles et ils animaient les fêtes, jeux ou évènements par des paroles de joie. En revanche, en perspective des batailles, le feu rassemblait les guerriers autour des légendes, exploits, désir de vengeance ou de conquête. Au retour des raids, les chansons accompagnaient les captifs dans leur mort et les vainqueurs dans la paix. Au long des jours et des nuits, les mères berçaient de leur voix les enfants.
La voix de Natifs
 
 

La voix de Natifs : berceuse

Ani couni chaouani (en phonétique) 

C’est un chant, berceuse ou prière, revendiqué par les Nations amérindiennes. Il semble qu’elle soit d’origine arapahos, puis iroquoise.

 
La voix des Natifs berceuse amérindienne-jpeg
 
 

Ani couni chaounani bis

Awawa bikana bis

E aouni bissini bis
Il existe au moins deux traductions
Mon père, aie pitié de moi bis, car je meurs de soif. Tout a disparu – plus rien pour manger.
Ou:
Quand le soir descend au village indien, le sorcier apparaît dans la vallée. Et le voilà qui arrive !

 

La voix des Natifs lors des cérémonies

Lors des Powwows, des hommes s’installent autour d’un grand tambour. Les vibrations de la caisse, le sifflement des flûtes, le tintement des clochettes des danseurs et les sons des chanteurs donnent vie à la cérémonie.

La voix de Natifs, en secret

Pour l’Amérindien, le chant naît d’une vision, d’un message de son esprit-gardien, animal ou autre, qui lui donne en même temps son pouvoir. Tous les éléments ont leur propre chant. Ce chant personnel reste discret pour celui qui le reçoit ; le dévoiler équivaudrait à manquer de respect à la société. Seuls les enfants ont accès à ce secret. En cas de nécessité, le bénéficiaire peut cependant révéler le pouvoir transmis par le chant, pour sa survie ou le bien de la communauté. Parfois, les anciens communiquent leur chant-pouvoir ou celui d’un défunt. Ou bien lors des récits sur les exploits d’un guerrier ; il est alors parodié pour amplifier les actes héroïques du protagoniste.

Prière

 
Nous rendons grâces à notre mère la terre, qui nous soutient. Aux rivières et aux ruisseaux qui nous donnent l’eau. À toutes les plantes qui nous donnent les remèdes contre nos maladies. Au maïs et à ses sœurs les fèves et les courges, qui nous donnent la vie. Aux haies et aux arbres qui nous donnent leurs fruits. Au vent qui remue l’air et chasse les maladies.
À la lune et aux étoiles qui nous ont donné leur clarté après le départ du Soleil. À notre grand-père Hé-no, pour avoir protégé ses petits-enfants des sorcières et des reptiles, et nous avoir donné sa pluie. Au Soleil qui a regardé la terre d’un œil bienfaisant. Enfin au Grand Esprit en qui s’incarne toute bonté et qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants.

Chant iroquois

Grand-Père, Regarde comme nous sommes fragiles
Nous savons que dans toute la création seule la famille des hommes s’est écartée du chemin sacré. Que nous sommes divisés et que nous devons nous rassembler pour avancer dans le chemin sacré. Grand-Père, Très Saint, apprends-nous l’amour, la compassion, l’honneur. Pour que nous puissions guérir la terre et nous guérir mutuellement.

 

Ô eau, le long des méandres étroits du torrent. Là ou tu frappes le plus fort. Où tu t’enroules le plus. Entre les mousses suintantes, fait que chaque impureté qui nous entravent soit balayée.
 
La plume du corbeau est plume de mort.
Elle endort mon ennemi.
O plume du corbeau bis.
La plume du geai est plume de vie.
Elle éveille mon esprit.
O plume du geai bis.
La plume de la grue est plume de paix.
Elle transforme l’ennemi intime qui est en moi.
O plume de grue bis.
 
 

 

 

 

 

 

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Par jean-luc bremond

Je suis né en 1964. Depuis de nombreuses années, je vis avec ma famille dans une communauté axée sur la non-violence où j'exerce le métier de boulanger et de potier. Je joue de la musique et anime des ateliers de danse traditionnelle. C'est en marchant dans les grands espaces ventés du haut Languedoc que des histoires sont nées, nourries de la richesse de l’expérience communautaire. Romans de fictions, contemporaines ou historiques, sur la résistance des individus et des peuples pour conquérir la liberté.

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